User Tools

Site Tools


marivaux_1959

Differences

This shows you the differences between two versions of the page.

Link to this comparison view

Next revision
Previous revision
marivaux_1959 [2018/07/18 14:50] – created francescomarivaux_1959 [2021/04/05 11:29] (current) francesco
Line 40: Line 40:
  
 J'oublie de vous dire que, dans le cours de la conversation, elle s'était remise dans la posture où je l'avais trouvée d'abord; toujours avec cette pantoufle de moins, et toujours avec ces jambes un peu découvertes, tantôt plus, tantôt moins, suivant les attitudes qu'elle prenait sur le sopha.\\ J'oublie de vous dire que, dans le cours de la conversation, elle s'était remise dans la posture où je l'avais trouvée d'abord; toujours avec cette pantoufle de moins, et toujours avec ces jambes un peu découvertes, tantôt plus, tantôt moins, suivant les attitudes qu'elle prenait sur le sopha.\\
-Les coups d'œil que je jetais de ce côté-là ne lui échappaient pas. Quel friand petit pied cous avez là, madame ((Abel Farges faisait à propos de ce détail un rapprochement curieux avec la scène où Frédéric et Mme Arnoux se rencontrent pour la dernière fois dans [[L’Éducation sentimentale]]: "Leurs mains se serrèrent; la pointe de sa bottine s'avançait un peu sous sa robe, et il lui dit, presque défaillant: La vue de votre pied me trouble. Un mouvement de pudeur la fit de lever..." [Note de Frédéric Deloffre])), lui dis-je en avançant ma chaise; car je tombais insensiblement dans le ton familier.+Les coups d'œil que je jetais de ce côté-là ne lui échappaient pas. Quel friand petit pied vous avez là, madame ((Abel Farges faisait à propos de ce détail un rapprochement curieux avec la scène où Frédéric et Mme Arnoux se rencontrent pour la dernière fois dans [[L’Éducation sentimentale]]: "Leurs mains se serrèrent; la pointe de sa bottine s'avançait un peu sous sa robe, et il lui dit, presque défaillant: La vue de votre pied me trouble. Un mouvement de pudeur la fit se lever..." [Note de Frédéric Deloffre])), lui dis-je en avançant ma chaise; car je tombais insensiblement dans le ton familier.
  
 [...] [...]
Line 61: Line 61:
 [...] [...]
  
-p. 241: Me voici donc sorti de chez la Remy avec beaucoup de mépris pour me de Ferval, mais avec beaucoup d'estime pour sa figure, et il n'a rien là d'étonnant: il n'est pas rare qu'une maîtresse coupable en devienne plus piquante.+p. 241: Me voici donc sorti de chez la Remy avec beaucoup de mépris pour Mme de Ferval, mais avec beaucoup d'estime pour sa figure, et il n'a rien là d'étonnant: il n'est pas rare qu'une maîtresse coupable en devienne plus piquante.
  
 [...] [...]
  
 C'était une tragédie qu'on jouait, //Mithridate//, s'il m'en souvient. Ah! la grande actrice que celle qui jouait Monime! J'en ferai le portrait dans ma sixième partie, de même que je ferai celui des acteurs et des actrices qui ont brillé de mon temps. C'était une tragédie qu'on jouait, //Mithridate//, s'il m'en souvient. Ah! la grande actrice que celle qui jouait Monime! J'en ferai le portrait dans ma sixième partie, de même que je ferai celui des acteurs et des actrices qui ont brillé de mon temps.
marivaux_1959.1531918207.txt.gz · Last modified: 2018/07/18 14:50 by francesco